Le repas est terminé, il pleut énormément, elle demande donc à papa si elle peut aller jouer dans sa chambre. Il ne lui répond pas, fait juste un léger signe de tête. Elle sourit, le remercie, l'embrasse sur la joue gauche. Joue froide, comme du marbre.
Les minutes passent, elle joue seule et puis, à la fin, elle en a marre. Elle décide donc de demander à papa de jouer avec elle. Elle sort de sa chambre, traverse le couloir, arrive devant le fauteuil. Elle ne peut toujours pas voir son père à cause de l'angle du mur. Elle ne peut voir que la télévision.
Et là elle se souvient du jour. C'était un dimanche, il y avait la formule 1 à la télévision. Papa adore la formule 1, aime beaucoup la mécanique en fait. Des vrais doigts de fée qu'il possède. ( Enfin, elle ne sont plus très utiles ses petites mimines ...)
Donc c'était un dimanche. Elle avance, tourne d'un quart de tour sur la gauche et voit son père dormir, la tête appuyée contre ses bras. Il est affalé sur la table, une goutte de bave au coin des lèvres. Elle voit un verre de vin, une bouteille presque vide, et des boites de médicaments pas loin. Même à son âge, elle ressent quelque chose d'effrayant en voyant cette scène. Elle n'est même plus très sure qu'il respire encore, mais elle ne s'approche pas. Elle refait le chemin inverse vers sa chambre, s'assoie et ne bouge plus jusqu'au soir.
C'est à partir de ce jour qu'elle a découvert la solitude, et que sa sensibilité s'est accrue.
C'est à partir de se jour que papa à commencé à s'éteindre, noyant son chagrin dans l'alcool et son besoin d'évasion dans les médicaments.
C'est à partir de ce jour qu'il est devenu un légume.
Et quand il est mort, elle a revue son père en train de baver, de ronfler affalé sur une table, elle ne l’a pas sauvé, elle l’a abandonné dans son désarroi. Comment pourrait-elle prendre soin d’elle alors qu’elle n’a pas prit soin de son père, qu’elle ne l’a pas sauvé ?
Il est mort un jour de pluie, comme pour lui rappeler que sa mort avait débuté depuis longtemps…
De toute la mémoire, seul vaut le don précieux d'évoquer les rêves.
mardi 12 janvier 2010
lundi 11 janvier 2010
Auto-destruction...
Pas beau son bras ! Pas beau du tout... Bon en même temps c'est entièrement de sa faute, quoiqu'elle à besoin de connaitre d'autres souffrances pour se soulager. C'est comme une douleur apaisante en quelque sorte. Elle peut cacher ce qu'elle se fait subir, bien paraitre devant tout le monde, c'est bien.
Le froid réveil quelque peut la douleur, rien qu'un peu. Petits picotements, comme de petites décharges électriques.
Refoulement de mon *** !!! Oh non, faut pas être vulgaire Elle reformule : Elle ne croit pas vraiment au refoulement. Enfin pour son cas. Elle a fait le choix de se refermer sur elle même, d'oublier tout de son Papa pour se protéger. Il ne vieillit pas, ne change pas, ne prend pas de ventre, ne perd pas la mémoire. Il est toujours le même depuis 10 ans, beau, joyeux, vivant !
Et dans sa chambre, elle sent un souffle froid ; c'est lui, qui veille sur elle, qui la berce pour s'endormir, qui la réveille la nuit pour savoir si elle respire encore. Oui elle respire, non elle ne dort pas, elle ne dort plus. Parait que lorsqu'une personne ne dort pas elle devient folle. Veut pas tester, pas assez discret. Elle préfère sentir des petits picotements réguliers dans son bras, sensations que son Papa ne ressent plus.
Elle sent son cœur battre, elle l'entend dans l'oreiller, le silence est assourdissant, la solitude foudroyante.
Présent ou non, elle se fait souffrir, son bras droit est plein de petites entailles, comme si c'était son propre père qui essayait de la soulager.
Le froid réveil quelque peut la douleur, rien qu'un peu. Petits picotements, comme de petites décharges électriques.
Refoulement de mon *** !!! Oh non, faut pas être vulgaire Elle reformule : Elle ne croit pas vraiment au refoulement. Enfin pour son cas. Elle a fait le choix de se refermer sur elle même, d'oublier tout de son Papa pour se protéger. Il ne vieillit pas, ne change pas, ne prend pas de ventre, ne perd pas la mémoire. Il est toujours le même depuis 10 ans, beau, joyeux, vivant !
Et dans sa chambre, elle sent un souffle froid ; c'est lui, qui veille sur elle, qui la berce pour s'endormir, qui la réveille la nuit pour savoir si elle respire encore. Oui elle respire, non elle ne dort pas, elle ne dort plus. Parait que lorsqu'une personne ne dort pas elle devient folle. Veut pas tester, pas assez discret. Elle préfère sentir des petits picotements réguliers dans son bras, sensations que son Papa ne ressent plus.
Elle sent son cœur battre, elle l'entend dans l'oreiller, le silence est assourdissant, la solitude foudroyante.
Présent ou non, elle se fait souffrir, son bras droit est plein de petites entailles, comme si c'était son propre père qui essayait de la soulager.
dimanche 10 janvier 2010
Serrer les dents.
Avec ses conneries, il ne lui reste plus qu'à chercher des choses à longues manches. Ou alors dire que c'est un chat qui l'a griffé. Non, on va rester sur les trucs à longues manches, c'est plus sûr.
Bon le plus désagréable c'est pour écrire. Oui parce que vous ne le savez peut être pas mais quand on se coupe avec une lame à rasoir, au début, aucune douleur, rien. Ensuite il y a un peu de sang, mais on ne sent toujours rien. Et puis après ce n'est pas de la douleur, mais plutôt une démangeaison. Ca brûle et ca démange. Bizarre. Peut être à cause de la finesse de l'objet.
Enfin elle se rend quand même compte que la douleur est largement surmontable et que la punition doit se terminer. Il n’y aura jamais une douleur plus terrible que celle qu’elle ressent quand elle pense à Papa.
Et puis, il ne faut pas lui toucher le bras par contre parce que là, ca fait mal, très mal.
Serrer les dents et faire semblant, voilà la recette de sa réussite !
Bon le plus désagréable c'est pour écrire. Oui parce que vous ne le savez peut être pas mais quand on se coupe avec une lame à rasoir, au début, aucune douleur, rien. Ensuite il y a un peu de sang, mais on ne sent toujours rien. Et puis après ce n'est pas de la douleur, mais plutôt une démangeaison. Ca brûle et ca démange. Bizarre. Peut être à cause de la finesse de l'objet.
Enfin elle se rend quand même compte que la douleur est largement surmontable et que la punition doit se terminer. Il n’y aura jamais une douleur plus terrible que celle qu’elle ressent quand elle pense à Papa.
Et puis, il ne faut pas lui toucher le bras par contre parce que là, ca fait mal, très mal.
Serrer les dents et faire semblant, voilà la recette de sa réussite !
samedi 9 janvier 2010
Hésitation.
Finesse de l'objet, étincelante, couleur grise. Il tient dans sa main enfin, entre deux doigts. Elle est en tailleur sur le sol, son bras posé sur des compresses. Ce qu'elle tient entre le pouce et l'index, c'est une lame de rasoir. Très fragile une lame de rasoir, très coupante aussi ! Elle coupe ou pas ? Elle hésite, elle se balance d'avant en arrière. Oh va pas se suicider non plus, elle est pas barge à ce point là !! Faut qu'elle souffre, qu'elle se punisse de sa faiblesse, de sa nullité. Elle hésite.
N'arrive pas à voir, à penser au futur. Avant sa chute, elle n'y parvenait pas, mais maintenant c'est pire. Mis à part lire beaucoup, trop sûrement, elle ne sait rien faire d'autre. Peut pas faire ce voyage, peut pas voir l'avenir. Trou noir devant les yeux, désolation, incapacité, tristesse. Elle se bloque, le passé l'enferme. C'est une victime de son propre corps, de sa pensée. "Je" de rôle et rôle de mère-de...
Cette main vivante, à présent chaude et capable
D’ardentes étreintes, si elle était froide
Et plongée dans le silence glacé de la tombe,
Elle hanterait tes journées et refroidirait tes nuits rêveuses
Tant et tant que tu souhaiterais voir ton propre cœur s’assécher de son sang
Pour que dans mes veines coule à nouveau le flot rouge de la vie,
Et que le calme revienne dans ta conscience – regarde, la voici, –
Je te la tends.
N'arrive pas à voir, à penser au futur. Avant sa chute, elle n'y parvenait pas, mais maintenant c'est pire. Mis à part lire beaucoup, trop sûrement, elle ne sait rien faire d'autre. Peut pas faire ce voyage, peut pas voir l'avenir. Trou noir devant les yeux, désolation, incapacité, tristesse. Elle se bloque, le passé l'enferme. C'est une victime de son propre corps, de sa pensée. "Je" de rôle et rôle de mère-de...
Cette main vivante, à présent chaude et capable
D’ardentes étreintes, si elle était froide
Et plongée dans le silence glacé de la tombe,
Elle hanterait tes journées et refroidirait tes nuits rêveuses
Tant et tant que tu souhaiterais voir ton propre cœur s’assécher de son sang
Pour que dans mes veines coule à nouveau le flot rouge de la vie,
Et que le calme revienne dans ta conscience – regarde, la voici, –
Je te la tends.
vendredi 8 janvier 2010
Je suis désolée.
Madame l'enfance,
Je vous écris d'un monde où il m'a fallu vous oublier. Pendant des années j'ai tenté d'utiliser l'excuse du "trou de mémoire". Quand il ne me reste comme image de mon père, qu'un homme qui pleure en voyant sa petite fille, la valise à la main, partir, je vous haie de tout mon corps. J'ai essayer de me protéger, et maintenant je le regrette. La majestueuse Solitude est mon amie maintenant. Seule, toujours, encore. La solitude, je la tutoie, depuis dix ans maintenant, elle me hante, elle me ronge, me grignote le peu de joie qu'il me reste. Voyez ce qu'elle me fait faire ! Rendez vous compte, j'utilise de l'aquarelle avec mes larmes, pour signer mon projet de la douleur qui m'habite. Et maintenant à cause de toi sale solitude, la seule photo de mon père et de sa petite fille, je l'ai déchirée. Je t'ouvre la route, allé, fonce, achève moi puisque c'est ce que tu veux !
Majesté solitude et lady pitié, vous êtes impitoyable avec moi. Bien sûr, vous avez raison, c'est ce que je mérite. Je saigne, je saigne de papa, de vomis de solitude et je pleure de ce que je suis. Tu me voles ma vie, mon bonheur, ma parole. Je n'arrive pas à parler, tu me bloques et tu formes une bulle autour de moi.
Jamais vous ne me rendrez visite, ma petite enfance chérie, aucune image, aucune odeur, aucun espoir vous ne me donnerez. Je suis résolue, j'ai compris et j'abandonne. Vous m’avez abandonné, je vous ai oublié et je vous déteste. Vous savez, j’aimerai parler de ce que je ressens, mais la seule chose que je sache dire c’est « je suis désolée ». Désolée d’inspirer de la pitié, de montrer ma faiblesse, d’être gênante à ce point.
Je suis désolée.
Je vous écris d'un monde où il m'a fallu vous oublier. Pendant des années j'ai tenté d'utiliser l'excuse du "trou de mémoire". Quand il ne me reste comme image de mon père, qu'un homme qui pleure en voyant sa petite fille, la valise à la main, partir, je vous haie de tout mon corps. J'ai essayer de me protéger, et maintenant je le regrette. La majestueuse Solitude est mon amie maintenant. Seule, toujours, encore. La solitude, je la tutoie, depuis dix ans maintenant, elle me hante, elle me ronge, me grignote le peu de joie qu'il me reste. Voyez ce qu'elle me fait faire ! Rendez vous compte, j'utilise de l'aquarelle avec mes larmes, pour signer mon projet de la douleur qui m'habite. Et maintenant à cause de toi sale solitude, la seule photo de mon père et de sa petite fille, je l'ai déchirée. Je t'ouvre la route, allé, fonce, achève moi puisque c'est ce que tu veux !
Majesté solitude et lady pitié, vous êtes impitoyable avec moi. Bien sûr, vous avez raison, c'est ce que je mérite. Je saigne, je saigne de papa, de vomis de solitude et je pleure de ce que je suis. Tu me voles ma vie, mon bonheur, ma parole. Je n'arrive pas à parler, tu me bloques et tu formes une bulle autour de moi.
Jamais vous ne me rendrez visite, ma petite enfance chérie, aucune image, aucune odeur, aucun espoir vous ne me donnerez. Je suis résolue, j'ai compris et j'abandonne. Vous m’avez abandonné, je vous ai oublié et je vous déteste. Vous savez, j’aimerai parler de ce que je ressens, mais la seule chose que je sache dire c’est « je suis désolée ». Désolée d’inspirer de la pitié, de montrer ma faiblesse, d’être gênante à ce point.
Je suis désolée.
Coup de pouce.
Elle est tombée bien bas !!!! N'arrive pas à redresser la tête, à sortir de cette crise. Comme si elle était à bout... Elle est arrivée dans a chambre et là tout s'est mit à tourner. En quelques secondes, elle était étendue sur le sol, son corps se contractant en spasmes incontrôlables. Pourtant se qu'elle ressentait, c'était plutôt comme le souffle chaud du vent, en été. Elle était bien. Mais quand elle a ouvert les yeux, elle a vu sa chambre, sentit le froid du sol sur son visage. Sur son bras, une trace de dents. Elle s’était mordue pour retenir ses cris. Et pendant tout cela, elle n'avait rien sentit. Il ne s'était passé que 5 minutes, pas plus.
Croit qu'elle a besoin d'aide, pour remonter un peu la pente. Elle s'est littéralement écroulée. Quelle honte ! Faible, pitoyable, pleurnicharde, tout cela en même temps, ca fait beaucoup. Et elle s'écroule encore, elle n'en peu plus. Juste un peu d'aide, un minuscule coup de main, pour qu'elle se relève.
Et sa maman qui la regarde, qui ne dit rien, et qui s'en va...
Oui, elle est tombée très très bas !
Croit qu'elle a besoin d'aide, pour remonter un peu la pente. Elle s'est littéralement écroulée. Quelle honte ! Faible, pitoyable, pleurnicharde, tout cela en même temps, ca fait beaucoup. Et elle s'écroule encore, elle n'en peu plus. Juste un peu d'aide, un minuscule coup de main, pour qu'elle se relève.
Et sa maman qui la regarde, qui ne dit rien, et qui s'en va...
Oui, elle est tombée très très bas !
mercredi 6 janvier 2010
Faux
Ne sommes nous pas quelqu'un d'autre lorsque nous écrivons ? N'y a t il pas plusieurs "je" qui sommeillent en nous ?
Elle pense que nous nous adaptons à la situation, que nous ne sommes jamais pleinement naturels. Un écrivain peut décider d'être "pédant" lorsqu'il écrit, et ne pas l'être dans la vraie vie. Il joue alors un rôle, lors de l'écriture ou en tant qu'Homme. Il se libère et se découvre. En écrivant alors sur lui, il écrit sur un autre. Et puis, avec le temps (va tout s'en va (oula)) nous changeons. Nous naissons deux fois, trois fois, cent fois ...... Ecrire sur soi est déjà un acte d'égocentrisme, alors autant laisser l'auteur en profiter et voir jusqu'ou il peut aller. Il racontera sa vérité, utilisera des subterfuges pour arriver à son but. Alors en se racontant, on raconte son autre, ses autres.
Oh et certains se cachent derrières un pseudonyme. Autre vie, autres existence, autre personne. En fait, il n'y a pas besoin de personnages, ils sont tous en nous, ils sont nous. Rien à prouver, imagination vagabonde, trompe l'œil, faux semblant...
Elle pense que nous nous adaptons à la situation, que nous ne sommes jamais pleinement naturels. Un écrivain peut décider d'être "pédant" lorsqu'il écrit, et ne pas l'être dans la vraie vie. Il joue alors un rôle, lors de l'écriture ou en tant qu'Homme. Il se libère et se découvre. En écrivant alors sur lui, il écrit sur un autre. Et puis, avec le temps (va tout s'en va (oula)) nous changeons. Nous naissons deux fois, trois fois, cent fois ...... Ecrire sur soi est déjà un acte d'égocentrisme, alors autant laisser l'auteur en profiter et voir jusqu'ou il peut aller. Il racontera sa vérité, utilisera des subterfuges pour arriver à son but. Alors en se racontant, on raconte son autre, ses autres.
Oh et certains se cachent derrières un pseudonyme. Autre vie, autres existence, autre personne. En fait, il n'y a pas besoin de personnages, ils sont tous en nous, ils sont nous. Rien à prouver, imagination vagabonde, trompe l'œil, faux semblant...
lundi 4 janvier 2010
Etoiles, écoutez moi...
Elle marche, lentement et elle laisse le froid l'envahir. Elle aime avoir froid, sentir ses mains devenir bleues, voir sa peau frissonner et enfin ne plus rien sentir de son corps. Elle sait à ce moment là qu'elle est vivante, qu'elle est vulnérable aussi.
Elle n'entend pas ses pas, elle n'entend rien en fait. Oh ce n'est pas qu'elle est devenue légère, loin de là, mais elle s'évade dans ce petit monde qu'elle a créé. Elle s'y enferme, il forme une bulle autour d'elle, personne ne pourra l'atteindre. Elle a l'impression de glisser dans l'air, impression que quelqu'un lui insuffle la mort, pour lui prouver qu'elle est bien vivante, et que papa est bien mort. Les vivants parlent aux vivants !
Elle aime beaucoup marcher. Ascension vers l'inconnu, son inconnu, son papa, son monde, sa mort. Elle ne veut pas mourir ; tout le monde veut vivre longtemps, mais personne ne veut vieillir.
Elle veut vivre, rattraper les années que son père n'a pas vécu, pour qu'il soit fier d'elle. Pour qu'il soit content. Bien sûr il ne verra jamais tout ces billets, heureusement, mais d'autres peuvent les voir, et peut être comprendre son comportement, sa bizarrerie.
Vous voyez, une phrase commence par une majuscule et se termine par un point. La vie vous donne des coups de poings et met une majuscule à la Mort.
Étoiles, écoutez-moi
Que votre éclat resplendisse
Étoiles, écoutez ma berceuse!
Mon enfant je te vois, je t'espionne
Dans la paix environnante!
Ta douce mère est près de toi
Tu ne resteras pas toujours enfant
mais poète - oui!
Je te connais - non plus enfant:
poète à jamais.
Vois, vois ma lyre
Dans la lueur du foyer
Au-dessus du petit berceau
Qui flamboie et flamboie!
Elle n'entend pas ses pas, elle n'entend rien en fait. Oh ce n'est pas qu'elle est devenue légère, loin de là, mais elle s'évade dans ce petit monde qu'elle a créé. Elle s'y enferme, il forme une bulle autour d'elle, personne ne pourra l'atteindre. Elle a l'impression de glisser dans l'air, impression que quelqu'un lui insuffle la mort, pour lui prouver qu'elle est bien vivante, et que papa est bien mort. Les vivants parlent aux vivants !
Elle aime beaucoup marcher. Ascension vers l'inconnu, son inconnu, son papa, son monde, sa mort. Elle ne veut pas mourir ; tout le monde veut vivre longtemps, mais personne ne veut vieillir.
Elle veut vivre, rattraper les années que son père n'a pas vécu, pour qu'il soit fier d'elle. Pour qu'il soit content. Bien sûr il ne verra jamais tout ces billets, heureusement, mais d'autres peuvent les voir, et peut être comprendre son comportement, sa bizarrerie.
Vous voyez, une phrase commence par une majuscule et se termine par un point. La vie vous donne des coups de poings et met une majuscule à la Mort.
Étoiles, écoutez-moi
Que votre éclat resplendisse
Étoiles, écoutez ma berceuse!
Mon enfant je te vois, je t'espionne
Dans la paix environnante!
Ta douce mère est près de toi
Tu ne resteras pas toujours enfant
mais poète - oui!
Je te connais - non plus enfant:
poète à jamais.
Vois, vois ma lyre
Dans la lueur du foyer
Au-dessus du petit berceau
Qui flamboie et flamboie!
dimanche 3 janvier 2010
Hantée
Il hante sa vie. C'est incroyable comme une personne peut prendre toute cette place dans une tête. Elle n’arrive pas à oublier. Elle veut voir Papa, veut le serrer dans ses bras.
Le parfum qu'elle porte, c'est celui de son père. Elle aime quand on lui dit qu'elle sent bon, c'est presque un honneur. Oui Papa, tu sens bon ! Tu es avec elle, jusqu'à son odeur. Elle transpire de tes larmes, elle pleure de ton absence, elle a l'odeur de ta peau. Elle est toi, tu es en elle. Personne ne s'en rend compte bien sûr, et pourtant, elle ne peut s'en cacher.
Elle a grandi trop vite, voyant son enfance s'effacer avec tous les souvenirs de son Papa. Des flashes, mais jamais de grandes histoires. Elle aimerait tellement s'effacer, que personne ne retienne son prénom, ne se souviennent d'elle. Mais il ne faut pas, elle doit se tenir droite, sourire et sortir les mains de ses poches. Elle ne doit pas montrer qu'elle est faible, qu'elle est stupide.
(N'est stupide que la stupidité ..... et elle.)
Viser la perfection lui permet de cacher ses lacunes. Oui car elle en est persuadée : la perfection, faut qu'elle l'atteigne, qu'elle soit plus dure avec elle.
Dans sa chambre, il fait froid, très froid. Elle veut sentir le souffle de Papa, de la mort. Et puis, elle n'aime pas dormir, ses rêves lui donnent la nausée, sa couette l'étouffe.
Elle veut hurler, s’écrouler, s’arracher la peau pour s’oublier.
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur?
O bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits!
Pour un coeur qui s'ennuie
O le chant de la pluie!
Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi! Nulle trahison?...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine!
Dites, quand est ce qu'on est considéré comme un "gros" lecteur ?
Le parfum qu'elle porte, c'est celui de son père. Elle aime quand on lui dit qu'elle sent bon, c'est presque un honneur. Oui Papa, tu sens bon ! Tu es avec elle, jusqu'à son odeur. Elle transpire de tes larmes, elle pleure de ton absence, elle a l'odeur de ta peau. Elle est toi, tu es en elle. Personne ne s'en rend compte bien sûr, et pourtant, elle ne peut s'en cacher.
Elle a grandi trop vite, voyant son enfance s'effacer avec tous les souvenirs de son Papa. Des flashes, mais jamais de grandes histoires. Elle aimerait tellement s'effacer, que personne ne retienne son prénom, ne se souviennent d'elle. Mais il ne faut pas, elle doit se tenir droite, sourire et sortir les mains de ses poches. Elle ne doit pas montrer qu'elle est faible, qu'elle est stupide.
(N'est stupide que la stupidité ..... et elle.)
Viser la perfection lui permet de cacher ses lacunes. Oui car elle en est persuadée : la perfection, faut qu'elle l'atteigne, qu'elle soit plus dure avec elle.
Dans sa chambre, il fait froid, très froid. Elle veut sentir le souffle de Papa, de la mort. Et puis, elle n'aime pas dormir, ses rêves lui donnent la nausée, sa couette l'étouffe.
Elle veut hurler, s’écrouler, s’arracher la peau pour s’oublier.
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur?
O bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits!
Pour un coeur qui s'ennuie
O le chant de la pluie!
Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi! Nulle trahison?...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine!
Dites, quand est ce qu'on est considéré comme un "gros" lecteur ?
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