Douce amertume. Arrière goût de quelque chose qui reste inconnu.
Les paroles des gens sont un abreuvoir, elle se régale de les écouter, parler d'eux, de leur vie. Faute de pouvoir le faire elle même ; Faute de volonté. Se forger une carapace aussi épaisse que la sienne, c'est un travail de tous les jours. Repenser aux choses qu'elle aurait mieux fait d'oublier, s'obliger à regarder des images censées être choquantes, atroces, laisser les mots la torturer pour voir le poids de la réalité pesée sur autre chose que ses épaules. Travail de longue haleine, aucunes pauses, jamais. Se dégage quelque chose d'elle, ne sait pas quoi, veut pas savoir non plus. Le voit bien dans ses yeux, dans son regard, que quelque chose est en elle, la ronge : véritable bombe à retardement. Consciente de l'explosion imminente, mais continue, temps que ca tient. Oh et puis elle devenue experte dans l'art de se faufiler, de partir sans que personnes ne s'en rendent compte.
La douce amertume laisse place au dégout, et rien n'y fait, toujours dans la bouche, nausées, envie de cracher le morceau, mais arrive pas.
mardi 26 janvier 2010
lundi 25 janvier 2010
Ennemi et oubli.
Hier n'est plus et demain n'est pas encore. Hier n'est plus et demain n'est pas encore. Hier n'est plus et ...... Cette phrase résume bien sa vie. Quand le futur devient ennemi et que le passé n'est qu'oubli, il ne lui reste pas grand chose à faire. Elle est passive à la vie, aux gens. Pas bavarde : rien à dire, peur de se ridiculiser, sait pas trop. Aucuns objectifs, aucuns rêves, aucunes espérances. Ne demande rien à personne ; elle doit se débrouiller seule, apprendre par elle même, aller au bout de ce qu'elle commence. Nuits courtes et réveils difficiles. Commence mal la journée. Et puis les petites habitudes refont surface, sorte de TOC, toujours les mêmes gestes, pas le temps de regarder autour d'elle, pas de temps à perdre. Vivre au jour le jour et s'épuiser à une tache bien précise reste à l'ordre du jour. Son corps lui donne la nausée, ses cheveux la cachent et ses habits la protègent. (Evidemment les rayures ca amincie)
Aujourd'hui n'est plus et demain ne sera jamais.
Aujourd'hui n'est plus et demain ne sera jamais.
vendredi 22 janvier 2010
Tamara, l'art au féminin.
Nous sommes en 1929.
Quelle enfance avez-vous vécu Madame de Lempicka ?
Pourtant, vous vivez maintenant à Paris, pourquoi ce grand changement ?
Qu’est ce qui vous a donné envie de peindre ?
Cependant, les œuvres de Pontormo ne ressemblent en rien aux votres !
Parlez nous un peu de vous, Tamara. Revenons à un peu plus de légèreté : l’époque dans laquelle vous vous épanouissez vous convient-elle parfaitement ?
Lorsque j’ai voulu envoyer un courrier à Tamara de Lempicka, je ne savais comment lui écrire. Il faut dire que c’est une femme secrète, qui vit pour et à travers la peinture. Elle est devenue très vite la peintre préférée de la Bohème parisienne, et il n’y a quelle qui peut nous raconter son ascension au sein d’artistes majoritairement masculins. J’ai très vite reçue une réponse au courrier que je lui avais envoyé. Réponse simple, élégante, raffinée.
Et je ne fus pas étonnée en arrivant dans son atelier, rue Méchin à Paris, de trouver une femme à l’image de son écriture. Coiffure parfaite, robe mettant en valeur ses formes, rouge à lèvres pulpeux, regard mystérieux. Une photo suffit, elle prend la pose, cigarette à la main, brillante et belle. Je lui pose enfin des questions, pour lever le mystère sur sa vie et ses œuvres.
Quelle enfance avez-vous vécu Madame de Lempicka ?
Bien, tout d’abord, vous pouvez m’appeler Tamara. Ensuite, mon enfance s’est faite dans une famille aisée, oui, enfin très aisée. Je suis née en pologne, et j'ai ensuite grandit à Saint Petersbourg, d’où mon accent, qui j’espère, ne s’entend pas trop. Je pense que c’est cette enfance qui m’a donné le goût du luxe et de la modernité.
Pourtant, vous vivez maintenant à Paris, pourquoi ce grand changement ?
La Russie m’a vue grandir, et elle est toujours dans mon cœur. J’avais 19 ans quand la révolution d’octobre à éclatée, et nous avons dû émigrer à Paris. Tout est resté à Saint petersbourg, nous avons refait notre vie en France.
Qu’est ce qui vous a donné envie de peindre ?
Mon mari, qui est russe comme moi, refuse de travailler pour faire vivre notre couple. Je dois l’avouer, la vie aisée me manquait, il a donc fallu que je trouve du travail pour gagner ma vie. Je me suis inscrite à l’Académie de la Grande Chaumière, suivi des cours avec Maurice Denis et André Lhote. Je suis ensuite partie en Italie, pour copier les Œuvres de Pontormo.
Cependant, les œuvres de Pontormo ne ressemblent en rien aux votres !
En effet oui, j’ai très vite développé mon propre style, avec des couleurs vives et une composition souvent agressive et spectaculaire, image de la libération des mœurs de notre époque. Je puise mes modèles dans mon monde, celui de l’aristocratie et de la bourgeoisie. Je veux qu’au milieu de cent autres,on remarque une de mes œuvres au premier coup d’œil .
Parlez nous un peu de vous, Tamara. Revenons à un peu plus de légèreté : l’époque dans laquelle vous vous épanouissez vous convient-elle parfaitement ?
Tout à fait, en fait, je consacre une bonne partie de mes revenus à l’achat d’accessoires de mode. Je fréquente les maisons de haute couture, je demande à des modélistes de me confectionner les plus beaux chapeaux. J’ai conscience d’avoir une vie aisée, et j’en profite. Je suis peintre le jour, et à la nuit tombée, je revêts mes habits de femme « fatale ».
Notre rencontre se termine sur ces derniers mots, nous nous levons, je lui souhaite bonne chance pour la suite de sa carrière, elle me remercie chaleureusement, et me raccompagne jusqu’à la sortie. Il me faut quand même rajouter quelques précisions à propos de Tamara : Tout d’abord, elle fut l’égérie des plus grands photographes et des couturiers de renom. Son atelier reflète parfaitement cette vie libre et peut être sulfureuse pour certains, mais il représente pourtant une invitation dans l’univers très féminin et chic de notre époque. Le cinéma met en avant cette image de femme sublime. Et Tamara joue de ces nouveaux médias, qu’elle séduit par sa beauté sophistiquée, les journalistes succombent devant la femme et l’artiste. Finalement, sa vie est une mise en scène constante dans laquelle Tamara, la femme, ne se sépare jamais de Tamara, l’artiste.
dimanche 17 janvier 2010
Mur sans échos.
Ligne de départ. Presque plus visible, pas la première à courir. Les coureuses arrivent, doucement, dans un flux discontinu. 12H50 l'heure du départ, et pourtant, aucun coup de sifflet, aucuns officiels. "11minutes avant le départ mesdemoiselles". 11 minutes de retard plutôt !.
La pression ne retombe pas, on refait quelques accélérations, montées de genou.
"Le pied derrière la ligne, on attend le coup de pistolet". Toutes les filles mettent un pied très très près de la ligne, un autre en retrait, le bras gauche s'oppose à la jambe droite, et vis et versa : Remarquez, tout le monde se place comme cela dans l'attente du départ.
C'est à ce moment là, dans ce silence de plomb, qu'elle revoie tout le parcours, qu'elle se refait la course, qu'elle pense à la souffrance qui va l'habiter tout au long du chemin, de la boue, des côtes, des encouragements. Pas pour elle les encouragements, non non, pour celle derrière, toujours.
Dans ce silence, la tension est palpable, nous transperce de toute part, nous ronge, la ronge.
Elle voit le starter appuyer sur la détente, la fumée qui s'en dégage. Et voilà, elle coure, le vide s'installe dans sa tête, la douleur commence à l'enivrer.
Normalement elle ne se souvient de rien, ne se souvient plus de la course. Mais là, pendant le dernier tour, avant le soulagement, elle entend crier quelqu'un, elle entend son prénom dans toutes ces injures. Elle repose les pieds sur terre, se rend compte que c'est son entraineur. " Je vois bien que tu n'es pas capable de le faire pour le club, tu pourrai au moins essayer de le faire pour toi. Aller, avance, aller, non ca ne va pas, aller, tu nous fais quoi là ?"
Elle sent la rage montée, elle s'imagine s'arrêtant et lui crachant dessus. Elle se rend compte que c'est horrible, qu'elle ne peut pas faire ça, mais pourtant, il continue à crier, elle est loin, mais il continue. C'est l'arrivée, elle ne connait pas sa place, elle s'en fiche. Elle se dépêche de donner son dossard, elle enlève ses chaussures, ses chaussettes, et se remet à courir.
Elle sert les dents, sanglote de rage, ne s'en remet pas. Elle avance sur le bitume, ses pieds claquent, saignent, mais elle ne se sent pas prête à arrêter. Et puis ses poumons brûlent, son cœur bat la chamade, ses jambes ne suivent plus.
Elle retourne dans les gradins, sa mère est là, ne pose pas de questions. Et son entraineur crie encore, lui demande de venir. Elle est devenue un mur sans échos, elle n'ira pas le voir, elle n'a rien demandé à personne, ne fait de mal à personne, n'en peut plus.
Elle s'en va sans se retourner, l'autre toujours en train de hurler.
La pression ne retombe pas, on refait quelques accélérations, montées de genou.
"Le pied derrière la ligne, on attend le coup de pistolet". Toutes les filles mettent un pied très très près de la ligne, un autre en retrait, le bras gauche s'oppose à la jambe droite, et vis et versa : Remarquez, tout le monde se place comme cela dans l'attente du départ.
C'est à ce moment là, dans ce silence de plomb, qu'elle revoie tout le parcours, qu'elle se refait la course, qu'elle pense à la souffrance qui va l'habiter tout au long du chemin, de la boue, des côtes, des encouragements. Pas pour elle les encouragements, non non, pour celle derrière, toujours.
Dans ce silence, la tension est palpable, nous transperce de toute part, nous ronge, la ronge.
Elle voit le starter appuyer sur la détente, la fumée qui s'en dégage. Et voilà, elle coure, le vide s'installe dans sa tête, la douleur commence à l'enivrer.
Normalement elle ne se souvient de rien, ne se souvient plus de la course. Mais là, pendant le dernier tour, avant le soulagement, elle entend crier quelqu'un, elle entend son prénom dans toutes ces injures. Elle repose les pieds sur terre, se rend compte que c'est son entraineur. " Je vois bien que tu n'es pas capable de le faire pour le club, tu pourrai au moins essayer de le faire pour toi. Aller, avance, aller, non ca ne va pas, aller, tu nous fais quoi là ?"
Elle sent la rage montée, elle s'imagine s'arrêtant et lui crachant dessus. Elle se rend compte que c'est horrible, qu'elle ne peut pas faire ça, mais pourtant, il continue à crier, elle est loin, mais il continue. C'est l'arrivée, elle ne connait pas sa place, elle s'en fiche. Elle se dépêche de donner son dossard, elle enlève ses chaussures, ses chaussettes, et se remet à courir.
Elle sert les dents, sanglote de rage, ne s'en remet pas. Elle avance sur le bitume, ses pieds claquent, saignent, mais elle ne se sent pas prête à arrêter. Et puis ses poumons brûlent, son cœur bat la chamade, ses jambes ne suivent plus.
Elle retourne dans les gradins, sa mère est là, ne pose pas de questions. Et son entraineur crie encore, lui demande de venir. Elle est devenue un mur sans échos, elle n'ira pas le voir, elle n'a rien demandé à personne, ne fait de mal à personne, n'en peut plus.
Elle s'en va sans se retourner, l'autre toujours en train de hurler.
vendredi 15 janvier 2010
Maladie.
Quand elle a apprit la maladie de maman, elle n'a rien ressentit, comme pour la mort de papa. Il lui faut du temps pour assimiler. Elle a vu sa mèrese fatiguer, perdre énormément de poids. Des mots résonnent dans la maison : Médecin, hôpital, rayons, chimiothérapie. Chimiothérapie, c'est le pire.
Maman ne pouvait plus s'habiller toute seule, ne pouvait plus lever les bras, plus la force. Et elle, elle était spectatrice, impuissante. La vie se faisait en fonction de la thérapie, des rendez vous médicaux, des passages de l'ambulance, de la fatigue de sa maman. Et de jour en jour, elle ne pouvait plus se débrouiller seule. La mère était devenue enfant, la fille, maman. Elle lui préparait à manger, s'occuper des papiers, de la maison, essayer de soulager un peu maman.
Et un jour, sa mère lui a demandé quelque chose. Elle perdait ses cheveux, à cause de la chimio, elle n'en pouvait plus de voir des poignées de cheveux tomber, elle n'en pouvait plus d'en laisser partout. Sa fille lui a dit qu'elle était là pour l'aider. Alors maman a voulu voir disparaitre tous ses cheveux. Sa fille, elle a tout de suite compris.
Elle a installé sa maman sur une chaise, pas devant les miroirs, surtout pas ! Elle a prit un rasoir tout neuf. Elle tremblait, mais maman n'a rien vu. Elle était à bout de forces, somnolait presque.
Elle commence, doucement, avec un geste peu sûr. Elle voit les cheveux dégringoler, et un tas se forme à ses pieds. Elle a peur de blesser maman, mais elle continue. Quand son "travail" est terminé, elle met un bandana sur le crâne de maman, et elle va la remettre au lit. Et puis elle ramasse les lambeaux de cheveux, et regarde la scène. Une chaise en plein milieu d'une pièce, des cheveux tout autour, on dirait une chaise électrique, celle d'un condamné à mort.
C'est là qu'elle a compris. Compris que maman était vulnérable, qu'elle aussi elle l'était. Compris qu'elle allait se retrouver seule, sans rien pour se raccrocher.
Mais de fil en aiguille, elle a vu maman reprendre des forces, assumer de sortir avec une perruque. Avant dernière chimio, puis dernière. Maman en avait fini avec son calvaire.
Bon il y a eu une récidive, mais elles étaient comme prêtes. Elles ont renouvelés les mêmes gestes, plus surs cette fois, et tout s'est arrangé, comme la première fois.
Le mot cancer n'a jamais était dit, jamais écrit, mais toujours là.
Maman ne pouvait plus s'habiller toute seule, ne pouvait plus lever les bras, plus la force. Et elle, elle était spectatrice, impuissante. La vie se faisait en fonction de la thérapie, des rendez vous médicaux, des passages de l'ambulance, de la fatigue de sa maman. Et de jour en jour, elle ne pouvait plus se débrouiller seule. La mère était devenue enfant, la fille, maman. Elle lui préparait à manger, s'occuper des papiers, de la maison, essayer de soulager un peu maman.
Et un jour, sa mère lui a demandé quelque chose. Elle perdait ses cheveux, à cause de la chimio, elle n'en pouvait plus de voir des poignées de cheveux tomber, elle n'en pouvait plus d'en laisser partout. Sa fille lui a dit qu'elle était là pour l'aider. Alors maman a voulu voir disparaitre tous ses cheveux. Sa fille, elle a tout de suite compris.
Elle a installé sa maman sur une chaise, pas devant les miroirs, surtout pas ! Elle a prit un rasoir tout neuf. Elle tremblait, mais maman n'a rien vu. Elle était à bout de forces, somnolait presque.
Elle commence, doucement, avec un geste peu sûr. Elle voit les cheveux dégringoler, et un tas se forme à ses pieds. Elle a peur de blesser maman, mais elle continue. Quand son "travail" est terminé, elle met un bandana sur le crâne de maman, et elle va la remettre au lit. Et puis elle ramasse les lambeaux de cheveux, et regarde la scène. Une chaise en plein milieu d'une pièce, des cheveux tout autour, on dirait une chaise électrique, celle d'un condamné à mort.
C'est là qu'elle a compris. Compris que maman était vulnérable, qu'elle aussi elle l'était. Compris qu'elle allait se retrouver seule, sans rien pour se raccrocher.
Mais de fil en aiguille, elle a vu maman reprendre des forces, assumer de sortir avec une perruque. Avant dernière chimio, puis dernière. Maman en avait fini avec son calvaire.
Bon il y a eu une récidive, mais elles étaient comme prêtes. Elles ont renouvelés les mêmes gestes, plus surs cette fois, et tout s'est arrangé, comme la première fois.
Le mot cancer n'a jamais était dit, jamais écrit, mais toujours là.
jeudi 14 janvier 2010
Blocage.
N'a plus rien qui sort, blocage, immobilité. Besoin d'être seule, de ne plus rien entendre, de se renfermer encore une fois.
"Nous ne sommes pas habilites a gérer ce genre de comportement". Quelle phrase, une grosse claque, un véritable coup de couteau. Elle ne demande rien à personne, alors pourquoi lui dire cela ? Ils ne comprennent pas que si elle se fait souffrir, c'est pour trouver une douleur concrète, une punition aussi.
De plus, en voyant le sang, elle imagine celui de son père qui coule en elle, chaud, vivant.
Scarification, c'est ca non ? Oui mot barbare, pour quelqu'un de barbare ... Et en plus elle excelle dans le mensonge : "Tu ne le referas plus ?", elle répond que non, avec un regard loyal. Mais elle continue. On lui touche le bras, elle fait une grimace : "Qu'est ce qu'il y a ? " "L'entrainement, je suis tombée pendant une séance en forêt, il y avait des ronces", et hop, ca passe.
Mais doit elle continuer dans le mensonge, ne doit elle pas parler de tout ca avec les gens qui la connaissent, ses amis en fait ? Peur des regards, peur des réactions, peur de la pitié.
Sait pas, sait pas, sait pas ....
"Nous ne sommes pas habilites a gérer ce genre de comportement". Quelle phrase, une grosse claque, un véritable coup de couteau. Elle ne demande rien à personne, alors pourquoi lui dire cela ? Ils ne comprennent pas que si elle se fait souffrir, c'est pour trouver une douleur concrète, une punition aussi.
De plus, en voyant le sang, elle imagine celui de son père qui coule en elle, chaud, vivant.
Scarification, c'est ca non ? Oui mot barbare, pour quelqu'un de barbare ... Et en plus elle excelle dans le mensonge : "Tu ne le referas plus ?", elle répond que non, avec un regard loyal. Mais elle continue. On lui touche le bras, elle fait une grimace : "Qu'est ce qu'il y a ? " "L'entrainement, je suis tombée pendant une séance en forêt, il y avait des ronces", et hop, ca passe.
Mais doit elle continuer dans le mensonge, ne doit elle pas parler de tout ca avec les gens qui la connaissent, ses amis en fait ? Peur des regards, peur des réactions, peur de la pitié.
Sait pas, sait pas, sait pas ....
mardi 12 janvier 2010
C'était un dimanche.
Le repas est terminé, il pleut énormément, elle demande donc à papa si elle peut aller jouer dans sa chambre. Il ne lui répond pas, fait juste un léger signe de tête. Elle sourit, le remercie, l'embrasse sur la joue gauche. Joue froide, comme du marbre.
Les minutes passent, elle joue seule et puis, à la fin, elle en a marre. Elle décide donc de demander à papa de jouer avec elle. Elle sort de sa chambre, traverse le couloir, arrive devant le fauteuil. Elle ne peut toujours pas voir son père à cause de l'angle du mur. Elle ne peut voir que la télévision.
Et là elle se souvient du jour. C'était un dimanche, il y avait la formule 1 à la télévision. Papa adore la formule 1, aime beaucoup la mécanique en fait. Des vrais doigts de fée qu'il possède. ( Enfin, elle ne sont plus très utiles ses petites mimines ...)
Donc c'était un dimanche. Elle avance, tourne d'un quart de tour sur la gauche et voit son père dormir, la tête appuyée contre ses bras. Il est affalé sur la table, une goutte de bave au coin des lèvres. Elle voit un verre de vin, une bouteille presque vide, et des boites de médicaments pas loin. Même à son âge, elle ressent quelque chose d'effrayant en voyant cette scène. Elle n'est même plus très sure qu'il respire encore, mais elle ne s'approche pas. Elle refait le chemin inverse vers sa chambre, s'assoie et ne bouge plus jusqu'au soir.
C'est à partir de ce jour qu'elle a découvert la solitude, et que sa sensibilité s'est accrue.
C'est à partir de se jour que papa à commencé à s'éteindre, noyant son chagrin dans l'alcool et son besoin d'évasion dans les médicaments.
C'est à partir de ce jour qu'il est devenu un légume.
Et quand il est mort, elle a revue son père en train de baver, de ronfler affalé sur une table, elle ne l’a pas sauvé, elle l’a abandonné dans son désarroi. Comment pourrait-elle prendre soin d’elle alors qu’elle n’a pas prit soin de son père, qu’elle ne l’a pas sauvé ?
Il est mort un jour de pluie, comme pour lui rappeler que sa mort avait débuté depuis longtemps…
De toute la mémoire, seul vaut le don précieux d'évoquer les rêves.
Les minutes passent, elle joue seule et puis, à la fin, elle en a marre. Elle décide donc de demander à papa de jouer avec elle. Elle sort de sa chambre, traverse le couloir, arrive devant le fauteuil. Elle ne peut toujours pas voir son père à cause de l'angle du mur. Elle ne peut voir que la télévision.
Et là elle se souvient du jour. C'était un dimanche, il y avait la formule 1 à la télévision. Papa adore la formule 1, aime beaucoup la mécanique en fait. Des vrais doigts de fée qu'il possède. ( Enfin, elle ne sont plus très utiles ses petites mimines ...)
Donc c'était un dimanche. Elle avance, tourne d'un quart de tour sur la gauche et voit son père dormir, la tête appuyée contre ses bras. Il est affalé sur la table, une goutte de bave au coin des lèvres. Elle voit un verre de vin, une bouteille presque vide, et des boites de médicaments pas loin. Même à son âge, elle ressent quelque chose d'effrayant en voyant cette scène. Elle n'est même plus très sure qu'il respire encore, mais elle ne s'approche pas. Elle refait le chemin inverse vers sa chambre, s'assoie et ne bouge plus jusqu'au soir.
C'est à partir de ce jour qu'elle a découvert la solitude, et que sa sensibilité s'est accrue.
C'est à partir de se jour que papa à commencé à s'éteindre, noyant son chagrin dans l'alcool et son besoin d'évasion dans les médicaments.
C'est à partir de ce jour qu'il est devenu un légume.
Et quand il est mort, elle a revue son père en train de baver, de ronfler affalé sur une table, elle ne l’a pas sauvé, elle l’a abandonné dans son désarroi. Comment pourrait-elle prendre soin d’elle alors qu’elle n’a pas prit soin de son père, qu’elle ne l’a pas sauvé ?
Il est mort un jour de pluie, comme pour lui rappeler que sa mort avait débuté depuis longtemps…
De toute la mémoire, seul vaut le don précieux d'évoquer les rêves.
lundi 11 janvier 2010
Auto-destruction...
Pas beau son bras ! Pas beau du tout... Bon en même temps c'est entièrement de sa faute, quoiqu'elle à besoin de connaitre d'autres souffrances pour se soulager. C'est comme une douleur apaisante en quelque sorte. Elle peut cacher ce qu'elle se fait subir, bien paraitre devant tout le monde, c'est bien.
Le froid réveil quelque peut la douleur, rien qu'un peu. Petits picotements, comme de petites décharges électriques.
Refoulement de mon *** !!! Oh non, faut pas être vulgaire Elle reformule : Elle ne croit pas vraiment au refoulement. Enfin pour son cas. Elle a fait le choix de se refermer sur elle même, d'oublier tout de son Papa pour se protéger. Il ne vieillit pas, ne change pas, ne prend pas de ventre, ne perd pas la mémoire. Il est toujours le même depuis 10 ans, beau, joyeux, vivant !
Et dans sa chambre, elle sent un souffle froid ; c'est lui, qui veille sur elle, qui la berce pour s'endormir, qui la réveille la nuit pour savoir si elle respire encore. Oui elle respire, non elle ne dort pas, elle ne dort plus. Parait que lorsqu'une personne ne dort pas elle devient folle. Veut pas tester, pas assez discret. Elle préfère sentir des petits picotements réguliers dans son bras, sensations que son Papa ne ressent plus.
Elle sent son cœur battre, elle l'entend dans l'oreiller, le silence est assourdissant, la solitude foudroyante.
Présent ou non, elle se fait souffrir, son bras droit est plein de petites entailles, comme si c'était son propre père qui essayait de la soulager.
Le froid réveil quelque peut la douleur, rien qu'un peu. Petits picotements, comme de petites décharges électriques.
Refoulement de mon *** !!! Oh non, faut pas être vulgaire Elle reformule : Elle ne croit pas vraiment au refoulement. Enfin pour son cas. Elle a fait le choix de se refermer sur elle même, d'oublier tout de son Papa pour se protéger. Il ne vieillit pas, ne change pas, ne prend pas de ventre, ne perd pas la mémoire. Il est toujours le même depuis 10 ans, beau, joyeux, vivant !
Et dans sa chambre, elle sent un souffle froid ; c'est lui, qui veille sur elle, qui la berce pour s'endormir, qui la réveille la nuit pour savoir si elle respire encore. Oui elle respire, non elle ne dort pas, elle ne dort plus. Parait que lorsqu'une personne ne dort pas elle devient folle. Veut pas tester, pas assez discret. Elle préfère sentir des petits picotements réguliers dans son bras, sensations que son Papa ne ressent plus.
Elle sent son cœur battre, elle l'entend dans l'oreiller, le silence est assourdissant, la solitude foudroyante.
Présent ou non, elle se fait souffrir, son bras droit est plein de petites entailles, comme si c'était son propre père qui essayait de la soulager.
dimanche 10 janvier 2010
Serrer les dents.
Avec ses conneries, il ne lui reste plus qu'à chercher des choses à longues manches. Ou alors dire que c'est un chat qui l'a griffé. Non, on va rester sur les trucs à longues manches, c'est plus sûr.
Bon le plus désagréable c'est pour écrire. Oui parce que vous ne le savez peut être pas mais quand on se coupe avec une lame à rasoir, au début, aucune douleur, rien. Ensuite il y a un peu de sang, mais on ne sent toujours rien. Et puis après ce n'est pas de la douleur, mais plutôt une démangeaison. Ca brûle et ca démange. Bizarre. Peut être à cause de la finesse de l'objet.
Enfin elle se rend quand même compte que la douleur est largement surmontable et que la punition doit se terminer. Il n’y aura jamais une douleur plus terrible que celle qu’elle ressent quand elle pense à Papa.
Et puis, il ne faut pas lui toucher le bras par contre parce que là, ca fait mal, très mal.
Serrer les dents et faire semblant, voilà la recette de sa réussite !
Bon le plus désagréable c'est pour écrire. Oui parce que vous ne le savez peut être pas mais quand on se coupe avec une lame à rasoir, au début, aucune douleur, rien. Ensuite il y a un peu de sang, mais on ne sent toujours rien. Et puis après ce n'est pas de la douleur, mais plutôt une démangeaison. Ca brûle et ca démange. Bizarre. Peut être à cause de la finesse de l'objet.
Enfin elle se rend quand même compte que la douleur est largement surmontable et que la punition doit se terminer. Il n’y aura jamais une douleur plus terrible que celle qu’elle ressent quand elle pense à Papa.
Et puis, il ne faut pas lui toucher le bras par contre parce que là, ca fait mal, très mal.
Serrer les dents et faire semblant, voilà la recette de sa réussite !
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